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MAPF,16/01/2012 11h52

Revue quotidienne de la presse marocaine du 16-01-2012

Divers sujets sont traités, ce lundi, par les éditorialistes de la presse quotidienne, notamment le retard enregistré dans la présentation de la Déclaration gouvernementale, les défis à relever par le nouvel Exécutif, outre le Forum de Rabat sur les enjeux d'une intégration régionale africaine et le 1er anniversaire de la révolution tunisienne.



Ainsi, l'éditorialiste d'+Al Alam+ reconnaît que le nouveau gouvernement a accusé un retard dans la présentation de sa Déclaration devant le Parlement et n'a pas réussi à achever la procédure de son investiture, surtout que la Constitution stipule l'obtention du vote de confiance de la Chambre des représentants.



Cet aval, poursuit-il, est tributaire de la présentation du programme gouvernemental, son examen et son approbation, relevant que ce climat d'attentisme, qui n'est pas sain, est à imputer à la gestion inappropriée de la période de la formation de l'Exécutif.



Pour l'éditorialiste, le Parlement est appelé à trancher sur de nombreux sujets tels que le projet de loi de Finances 2012 et la batterie de lois organiques pour la mise en oeuvre de la nouvelle Constitution.



Et l'auteur de qualifier cette situation de "perte de temps politique" qui interpelle le gouvernement, émettant le souhait qu'il ne soit pas un signe de mauvais présage.



S'agissant des défis à relever par l'Exécutif, +Aujourd'hui le Maroc+ constate que parmi les dossiers que le gouvernement devra traiter d'urgence, il y a celui de la fonction publique, soulignant que l'Exécutif "devra le faire de manière globale et pas seulement sous les prismes classiques comme les recrutements, la masse salariale et les effectifs".



"Comment l'Etat, qui appelle le privé à améliorer les conditions matérielles de ses employés, peut-il continuer à verser des salaires de misère, ne dépassant pas 1.000 DH par mois, à beaucoup de ses salariés?", s'interroge-t-il, avant de faire savoir que "notre administration est pleine d'incohérences en matière de gestion des ressources humaines, puisqu'il existe aujourd'hui plus de quarante statuts différents dans le public".



Pour lui, "avec une administration désordonnée et désarticulée au fil de 30 ans de rafistolage, le gouvernement aura du mal à mettre en oeuvre ses politiques".



L'éditorialiste d'+Annahar Al Maghribia+ évoque l'augmentation du SMIG annoncée par le gouvernement, soulignant qu'elle ne doit pas être instrumentalisée comme expression politique pour masquer une absence de programme dont pâtit l'Exécutif et servir pour les prochaines élections.



La question de l'augmentation du SMIG, souligne-t-il, est l'arbre qui cache la forêt des promesses en l'absence d'une vision stratégique pour la réaliser, relevant que le gouvernement, qui a promis la hausse du SMIG, doit informer les Marocains de la situation économique et financière du pays et surtout des possibilités de réalisation de cet engagement.



Dans ce sens, il relève que les Marocains s'interrogent sur cette insistance à augmenter le SMIG au lieu d'investir cette masse financière dans l'emploi de diplômés chômeurs ou la création d'emplois, affirmant que cette question d'augmentation devra être traitée dans un contexte global avec toutes les implications qui sont liées à la structure des régimes des salaires.



De son côté, +L'Economiste+ écrit que "le Maroc continue de jouer à se faire peur en matière de finances publiques", avec "un déficit budgétaire abyssal et un Etat qui peine à réduire son train de vie, où les promesses de rigueur sont inlassablement réitérées mais où les actes ne suivent pas".



"La rapidité de la dégradation de la position française est là pour rappeler qu'il n'y a que quelques pas pour franchir le mur du son, y compris pour les grandes puissances économiques", met-il en garde, soulignant qu'"il est temps de restaurer une compétitivité compromise et combattre l'illusion de vouloir vivre au-dessus de ses moyens".



L'éditorialiste de +L'Opinion+ revient sur ce qui s'est passé ces derniers temps au sein du parti de l'Istiqlal, et écrit qu'"il a suffi que les responsables istiqlaliens exercent les règles de la démocratie interne et discutent des approches retenues lors des négociations pour la formation du gouvernement, pour que de mauvaises langues prédisent -à tort d'ailleurs- que le Parti était ait bord de +l'implosion+".



"On peut avoir des approches différentes, mais, au fond, le but reste le même : défendre l'intérêt du parti et préserver son unité", souligne-t-il, affirmant que "l'heure est donc à la mobilisation des énergies et à la réorganisation des structures du parti pour entreprendre une action de proximité et d'encadrement des masses dans le cadre de la mise en oeuvre des dispositions de la nouvelle Constitution marocaine".



Et d'ajouter que "le 16ème Congrès de l'Istiqlal doit constituer une nouvelle étape dans la vie de cette formation qui a incarné le mouvement national pour l'indépendance et a traduit, dans les différentes étapes du processus de lutte pour l'établissement de la démocratie, les aspirations du peuple à la justice sociale, à l'égalité, à la liberté et à l'exercice des droits humains".



L'éditorialiste d'+Assabah+ revient sur le déblocage de la crise qu'a vécue le conseil de la ville de Casablanca et fait observer que le règlement des comptes entre les élus de la métropole a duré une année au cours de laquelle les intérêts des citoyens et la réalisation des projets structurants ont été suspendus, avant que le Wali de la région ne décide d'intervenir pour résoudre le problème entre majorité et opposition.



Selon lui, le conflit des intérêts était derrière ce blocage, notant que la capitale économique a vécu une année marquée par les contentieux d'ordre matériel, l'opportunisme politique et les règlements de comptes. Il ajoute par ailleurs que même l'autorité de tutelle, dotée des pleins pouvoirs, conformément à la loi, pour protéger les intérêts des citoyens, est restée dans l'expectative avant de décider d'intervenir et jouer le rôle de médiateur entre les différentes parties.



La pérennité des prestations du service public est tributaire d'une gestion qui ne doit pas être influencée par les règlements de comptes politiques au sein des conseils élus à l'approche de toute échéance ou élection, d'où le rôle de l'autorité de tutelle qui doit imposer l'application stricte de la loi pour assurer la marche normale du service public.



+Le Matin du Sahara et du Maghreb+ évoque le Forum sur les enjeux d'une intégration régionale africaine qui aura lieu le 25 janvier à Rabat avec la participation de plusieurs experts, chercheurs et décideurs marocains et étrangers.



"C'est la première fois que le Maroc accueille un forum aussi significatif, dans sa multiple dimension politique, économique et sociale et qui érige l'impératif d'intégration avec autant d'exigence intellectuelle et de volonté politique", affirme l'éditorialiste, soulignant que "l'aréopage qui est convié à en débattre appartient à ce que l'on appelle le +nec plus ultra+ de l'expertise".



Cependant, relève-t-il, "au-delà de l'organisation, de la valeur que le forum incarne d'ores et déjà, il faut souligner l'opportunité d'un tel événement et l'espoir qu'il présente pour les élites d'Afrique, du Maghreb et de l'Europe, ainsi que pour les peuples", ajoutant que "le Forum de Rabat engage une ambitieuse réflexion collective d'experts, politiques, économiques et de chefs d'entreprises avec l'objectif de dégager une plateforme de travail, un programme de stratégies adaptées aux divers contextes et une redéfinition de la solidarité".



+Le Soir Echos+ revient sur la commémoration du 1er anniversaire de la révolution tunisienne et indique qu'elle a été l'occasion, pour les principaux dirigeants arabes réunis à Tunis, de réaffirmer leur volonté de voir émerger ce fameux Maghreb arabe, s'interrogeant s'il s'agit là d'une "simple déclaration ou d'une réelle volonté politique?".



L'éditorialiste, qui souligne l'importance de ce projet, affirme que "le Maroc, pays de forte tradition diplomatique, qui a réalisé un parcours sans faute, depuis le début du Printemps arabe, a un rôle important à jouer dans le choix du socle et des objectifs".



"Ils ne doivent pas être sacrifiés à des considérations de court terme, dictées par des flux financiers ou une volonté politique aux desseins extérieurs à la région", avertit-il.



+Bayane Al Yaoum+ écrit, de son côté, que la Tunisie a franchi aujourd'hui une nouvelle étape historique et que tous les regards seront braqués sur son devenir.



Le principal défi pour ce pays, ajoute-t-il, consiste en la consécration de la stabilité, la dynamisation de l'économie, de l'administration et des institutions en plus de la confiance populaire en l'avenir, relevant que la Tunisie a réussi à déclencher la dynamique du changement dans d'autres pays arabes, dont les peuples aspirent au changement, à la démocratie, la dignité et à la consécration des droits de l'Homme.



Et l'auteur de l'éditorial de préciser que le cas de la Tunisie d'aujourd'hui confirme sans ambages que le changement politique doit aller de pair avec la satisfaction des revendications socio-économiques des citoyens, la réalisation de la dignité et l'amélioration des conditions de vie afin de renforcer la confiance en la démocratie et par la même enclencher la mobilisation populaire spontanée pour la défense de la révolution.



Et de conclure que "ce sont des leçons qui nous viennent de la Tunisie et sur lesquelles nous sommes appelés à y réfléchir".


MAPF
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